NEWSLETTER

Simulateurs
Simulez vos objectifs
Simulation rétrospective
GPS patrimonial
Capacité d'acquisition
Liste complète
 
Dossiers
Stratégie d'investissement : l'analyse de Cholet Dupont
Vive l'illiquidité !
Le sentiment aux commandes in fine
Liste complète
 
Cas pratiques
Fiscalité des dividendes : quand choisir le PFL ?
Girardin à l'IS : faites le calcul
FIP ISF : comment faire le calcul ?
Liste complète
 
Les grands entretiens
Denis Meimoun, Responsable marketing de Groupama Protection Juridique
Pierre Balsollier, président du directoire de SECURIMUT
Jean-Jacques Bonfil-Praire, président de l'APPSCPI
Liste complète
 
ARTICLES
Français à l'étranger : du nouveau dans le calcul de la retraite
Les frais de ventes immobilières : explications
Les Français mal informés de la prise en charge de la perte d'autonomie
Liste complète

Imprimer la pageEnvoyer à un amiARTICLES
28.07.2008
Les femmes et les jeunes inquiets de l'inflation

Banque ROBECO présente, en collaboration avec l’IFOP, une analyse approfondie du regard sur l’inflation de la population féminine et de celle âgée de moins de 35 ans : les résultats sont extraits de la deuxième vague du baromètre de l’inflation « Le regard des Français sur l’inflation : perceptions et anticipations »

Principaux enseignements de l’analyse auprès de la population féminine

Menée auprès d’un échantillon national représentatif de la population française, l’analyse des résultats de la deuxième vague d’enquête du baromètre Ifop / Banque Robeco sur l’inflation révèle un fort intérêt de la population féminine. En effet, le degré de connaissance, les représentations et anticipations des Françaises par rapport à l’inflation s’avèrent à bien des égards spécifiques.

Trois enseignements peuvent être tirés :

- L’inquiétude à l’égard du phénomène inflationniste est particulièrement prononcé auprès de la population féminine : 96% des femmes se disent en effet inquiètes dont 67% de tout à fait inquiètes contre respectivement 90% et 57% pour l’ensemble de l’échantillon, une perception à rattacher au lien opéré par les interviewées (94%) entre inflation et impact sur le pouvoir d’achat. Surtout, l’inflation est perçue par 75% des femmes comme s’inscrivant dans un mouvement durable et structurel (contre 77% en moyenne).

De ce postulat découlent deux conséquences : les femmes attendent plus intensément que leurs homologues masculins (39%, soit 10 points de plus) une action prioritaire des pouvoirs publics visant à lutter contre l’inflation ; Les anticipations de la population féminine en termes de comportements illustrent de façon plus flagrante cette anxiété : 71% des femmes interrogées (contre 61% chez les hommes) ont l’intention de moins dépenser. 48% déclarent souhaiter moins épargner au cours des prochains mois.

- Le phénomène d’installation de l’inflation dans le quotidien et l’imaginaire de l’opinion joue de manière moins spectaculaire auprès des femmes. En atteste un degré de maîtrise du phénomène inflationniste par la population féminine encore perfectible avec une perception de la hausse des prix en net décalage avec les données officielles de l’INSEE. 57% des femmes contre 75% des hommes citent un chiffre de l’inflation inférieur à 5%. Plus d’une interviewée sur quatre ressent même une inflation supérieure à 10%. Dans ce contexte, l’augmentation des prix envisagée par les femmes au cours des douze prochains mois reflète à la fois cette inquiétude et ce hiatus avec l’inflation réelle : presque une interviewée sur deux (45% contre 30% chez les hommes) anticipe un taux d’inflation supérieur ou égal à 5%.

Néanmoins, à l’instar de l’ensemble de l’échantillon, la population féminine, confrontée à différents types de produits, hiérarchise de manière satisfaisante les biens les plus inflationnistes (essence, produits alimentaires) comparés aux produits moins touchés par la hausse des prix comme les biens culturels, les équipements ménagers et les articles de haute technologie. Toutefois, s’agissant de ces types de produits, la perception d’un mouvement baissier est systématiquement moins partagée par les femmes (par exemple 16 points de différence avec les hommes pour les produits de haute technologie, traditionnellement plus souvent achetés par les hommes ou 8 points pour les biens d’équipement ménager).

Principaux enseignements de l’analyse auprès de la population âgée de moins de 35 ans

Dans un contexte toujours marqué par de fortes poussées inflationnistes, l’analyse approfondie de cette deuxième vague barométrique Ifop pour Robeco auprès des Français âgés de moins de 35 ans laisse entrevoir un certain nombre de perceptions propres à cette catégorie de population, même si l’on observe parallèlement des zones de convergences entre les jeunes et leurs aînés. Ainsi, le sentiment d’une hausse globale des prix à la consommation au cours de l’année écoulée, tout comme celle de son caractère structurel et durable, s’avèrent très largement partagés quelle que soit la catégorie générationnelle de personnes interrogées et constitue en cela une véritable inquiétude (95% des moins de 35 ans et 91% des plus de 35 ans déclarant que l’augmentation des prix les inquiète).

Toutefois, les jeunes âgés de moins de 35 ans se distinguent de leurs aînés à de nombreuses reprises. Dans un premier temps, la priorité donnée à la lutte contre l’inflation revêt une importance prépondérante auprès de ce jeune public (41% contre 32% pour les plus âgés). Disposant d’un pouvoir d’achat généralement moindre que celui de leurs aînés, les Français âgés de moins de 35 ans semblent davantage sensibles aux variations des prix et subissent, en conséquence, de plein fouet leur hausse continue.

Corollaire de ce qui vient d’être évoqué, cette catégorie de population se révèle plus prompte à considérer le niveau de l’inflation de manière excessive comparé à celui mesuré par l’INSEE. 47% d’entre eux l’envisagent à un niveau supérieur à 5% contre seulement 30% des personnes âgés de plus de 35 ans. Ce constat confirme donc la plus grande sensibilité, ou l’information moins précise, des plus jeunes face à un phénomène inflationniste qui semble les frapper plus durement que leurs aînés. De plus, les jeunes se montrent plus inquiets quant à l’augmentation de l’inflation au cours des prochains mois, 46% d’entre eux l’anticipant à un niveau supérieur à 5% contre seulement 34% des plus de 35 ans.

En outre, les jeunes interviewés reconnaissent plus largement que l’accélération de l’inflation va modifier leurs comportements (90% contre 83% pour les plus de 35 ans). En effet, 68% ont l’intention de moins dépenser. Toutefois, et cela constitue un signe encourageant, on observe que le recours à l’épargne est envisagé de manière plus fréquente par ces derniers (36% contre 10% pour les plus de 35 ans).

À ce titre, la moitié des jeunes interrogés fait part de son intention d’orienter son épargne vers d’autres types de placements dans l’hypothèse où le taux d’inflation serait supérieur au taux de rendement du livret A ou de l’assurance vie. Dans un tel contexte, le rôle du banquier s’avère ici prépondérant, les interviewés de moins de 35 ans se révélant légèrement plus enclins à suivre les recommandations de leur conseiller bancaire que leurs aînés (39% contre 34%).

Enfin, la hausse des prix de certains produits est appréhendée de manière différenciée selon l’âge. Si les produits alimentaires et l’essence sont regardés à l’unanimité comme particulièrement inflationnistes, les jeunes semblent plus sensibles à la hausse des prix de l’immobilier (à hauteur de 73% d’entre eux contre 63% pour les plus âgés). A l’inverse, l’accroissement du coût des loisirs (70% contre 76%) comme celui des bien culturels (25% contre 35%) apparaît moins évident à leurs yeux.

Tous les résultats de l’étude sur le site : www.robeco.fr

Source : communiqué de presse Ifop-Robeco, 28 juillet 2008
N'hésitez pas à solliciter votre Conseiller : ACTUSITE Group - PARIS - 75 - Paris - Formulaire de Contact
Retour
Pour en savoir plus

> La semaine sur les marché
> 2 859 euors : nouveau plafond de la sécurité sociale au 1er janvier 2009
> Résumé économique de la semaine
> La vie des marchés
> Stratégie d'investissement : l'analyse de Cholet Dupont
> Le sentiment aux commandes in fine