Les Européens et l'argent
Une enquête* menée par l’Ifop pour le compte de Fédération Bancaire Française dans cinq pays européens (Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni) compare les relations des Européens à l’argent. Résultats.
Lorsque l’on interroge les Français sur l’argent, 61% estiment en manquer « pour être tout à fait heureux ». De leurs côtés, les Allemands et les Italiens réclament de l’amour et des amis pour accéder au bonheur. Et pourtant, l’argent reste un sujet tabou pour 59% des Français, contre 28% pour les Espagnols et 47% pour les Allemands. En matière financière, les Européens se rejoignent sur le sentiment que l’argent leur procure la sécurité. Ainsi, la moitié d’entre eux a comme priorité d’épargner pour prévenir les coups durs avant de réaliser un projet immobilier (32% des Français), de préparer sa retraite (26% des Britanniques et 32% des Espagnols), et d’effectuer des travaux (39% des Italiens et 40% des Allemands). Les relations entretenues avec les banques sont jugées par 80% des Européens comme bonnes. Néanmoins, les Italiens et les Espagnols sont les moins fidèles. Plus de la moitié d’entre eux a une relation de moins de 10 ans avec sa banque, contre plus de 10 ans pour 66% des Français, 61% des Britanniques et 60% des Allemands.
Seraient-ils prêts à ouvrir un compte bancaire en dehors de leurs frontières ? 88% des Italiens et 77% des Espagnols s’y sentent prêts, ainsi que 2/3 des Français et des Allemands et 58% des Britanniques. Pour autant, 70% des Britanniques estiment que la langue est une barrière. 61% des Français craignent l’éloignement, tout comme les Espagnols et les Italiens. Quant aux Allemands, ils redoutent à 67% une mauvaise protection juridique en cas de problème. Cette étude dresse également 5 profils selon les pays. Les Français sont des épargnants, plutôt gestionnaires atten- tifs et économes. Ils comparent les prix et ne semblent pas trop intéressés par l’univers de la finance. Ils sont donc friands de conseils. Les Allemands sont plutôt dépensiers. Ils comparent également les prix avant d’acheter. L’univers de la finance les intéresse peu. La gestion de leur compte est une pratique courante par le biais d’In- ternet, pour autant, ils ne cessent pas les échanges avec leurs conseillers bancaires. Les Britanniques sont à l’aise avec l’univers financier mais ce n’est pas pour autant qu’ils se jugent bons gestionnaires. Ils ne maîtrisent pas leurs budgets, ne connaissent pas le solde de leur compte. Ils gèrent les relations bancaires à distance et connaissent peu leurs conseillers financiers. Les Espagnols se disent les plus économes, suivent leurs comptes, épargnent peu. L’univers financier les intéresse un peu, mais ils estiment que « toutes les banques se valent ». Ce sont eux qui ont le plus de relation en face à face avec leurs banquiers. Les Italiens sont très insatisfaits des relations qu’ils ont avec les banques ce qui les rend volatiles. Ils se jugent dépensiers et peu regardants sur les prix.
*Enquête menée auprès de 2.500 Européens, 5 échan- tillons de 500 personnes.
A.G. avec Capa conseil |
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