En Île-de-France, les prix de l’immobilier ancien (appartements et maisons de plus de 5 ans) se sont assagis et entrent dans une période de stabilité, voire de baisse. Le niveau des prix observé par les notaires reste pourtant élevé partout dans la région et particulièrement à Paris qui enregistre toujours une hausse de près de 10% par an. Un ralentissement sur le marché immobilier francilien Le ralentissement d’activité, constaté en 2007, s’est confirmé au 1er trimestre 2008 : le marché immobilier a enregistré une bais- se de 7,9% des ventes par rapport au 1er trimestre 2007.
Prix – Après une période de ralentissement en 2007, les prix sont entrés, en début d’année, dans une période de pause voire de légère baisse avec de fortes disparités locales, à l’exception de quelques poches de résistance observées dans certains arrondissements de la Capitale. Sur un an, qu’il s’agisse des appartements ou des maisons, les prix de l’immobilier, même fortement ralentis, sont toujours à la hausse.
Les appartements anciens – Le prix des appartements pour toute l’Ile-de-France a progressé de + 0,6% au 1er trimestre 2008 et de + 7 % sur un an (contre + 8,3 % au 1er trimestre 2007). Le prix au m2 s’élève à 4 650 €. Au 1er trimestre, les prix ont baissé de - 0,3 % dans les départements de la Petite Couronne (3 850 €/m2). En Grande Couronne, les prix des appartements ont progressé au 1er trimestre 2008 de + 0,7 % et s’établissent en moyenne à 3 010 €/m2.
Paris – Dans la Capitale, les prix ont encore progressé de + 9,4 % sur un an, contre + 8,8 % un an plus tôt, le prix moyen d’un appartement parisien s’élève à 6 430€/m2. Ces prix évoluent de + 6,1 % dans le 12e arrondissement à + 13 % dans le 9e. Plus de la moitié des arrondissements de Paris continue de connaître des hausses supérieures à 10 % l'an, dont le 6e arrondissement proche des 10 000 €/m2 (9 800 €/m2). Le 19e arrondissement reste le plus abordable à 5 060 euros le m2.
Valorisation de l’indice Notaires-INSEE au 1er trimestre 2008
Les quartiers le plus chers de la Capitale sont les Champs- Elysées (11 010 €/m2), Odéon (10 530 euros/m2) et Saint-Germain-des-Prés (10 650 €/m2) et les moins chers : Pont-de-Flandre (4 550 €/m2) et La Goutte-d’Or (4 770 €/m2).
Les maisons anciennes– Le prix moyen d’une maison individuelle en Ile-de-France s’établit désormais à 307 100€(+ 3 % en un an). La hausse annuelle des prix des maisons a été divisée par plus de deux en Petite Couronne (+ 3,8 %contre + 8 % en 2007), avec un prix moyen s’élevant à 348 400€. En Grande Couronne, le rythme de hausse a été divisé par trois en un an passant de + 9,2 % en 2007 à + 2,5 % au 1er trimestre 2008, le prix d’une maison s’élevant désormais dans cette zone à 289 100 € en moyenne.
Quelles perspectives pour le logement en Ile-de-France ? L’immobilier francilien est confronté à deux difficultés majeures : des prix trop élevés, des crédits trop rares et trop chers. Le marché souffre d'une pénurie de logements adaptés aux capacités financières des acheteurs. De plus aux prix des logements devenus très élevés vient désormais s'ajouter une hausse des taux d'intérêt (passés au-dessus de la barre des 5 %). Le dynamisme du marché est également étroitement dépendant de la distribution du crédit aux particuliers par les banques. Or, celles-ci ont tendance à s’engager plus prudemment sur ce marché notamment pour ce qui concerne les crédits relais, lesquels sont pourtant indispensables à la fluidité du marché. Pour les notaires de Paris-Ile-de-France, l’activité immobilière dépendra, dans les mois à venir, des prix dont il est souhaitable qu’ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d'intérêt dont il importe qu’ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu'elle continue à se rigidifier.
Valorisation de l’indice Notaires-INSEE au 1er trimestre 2008
Source : Chambre des notaires de Paris ; www.paris.notaires.fr