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29.09.2009
Docteur Edouard BIDOU, médecin de santé publique et Directeur de l'Innovation et du Développement chez Prévoir

Docteur Edouard BIDOU, médecin de santé publique et Directeur de l'Innovation et du Développement chez Prévoir

« Nous souhaitons déplacer le risque pour faire en sorte que les assurés ne soient pas dépendants »

Quels sont les enjeux de la prévention de la dépendance et de perte d’autonomie ?
Avec l’allongement de la durée de la vie, la question de la dépendance est devenue une question cruciale. D’ici à 2050, la population âgée de plus de 75 ans sera multipliée par 3, et la population âgée de plus de 85 ans sera multipliée par 4. Aujourd’hui, on compte suivant les estimations, entre 1,2 million et 1,4 million de personnes dépendantes ou en perte d’autonomie. Aujourd’hui, les pouvoirs publics ont pris conscience que la perte d’autonomie représentera dans les années à venir un problème de santé publique majeur. Les discussions entamées autour du 5ème risque, la multiplication des plans « Bien Vieillir », « Alzheimer, cause nationale »... en témoignent. Il s’agit d’une préoccupation essentielle, l’objectif étant de faire reculer les conséquences de la vieillesse, qu’elles soient humaines ou financières. De leur côté les « papy boomers » sont aujourd’hui des séniors dynamiques, souhaitant profiter de la vie, sereinement, aux côtés de leurs proches. Pourtant, selon un sondage réalisé pour le magazine Pèlerin, par TNS-Sofres, publié en mars 2008seul 1 Français sur 4 a pris des dispositions pour faire face au risque de dépendance (les séniors étant plus prévoyants : 1 sur 3 a pris des dispositions). Fort de ces constatations, de ses 100 ans d’expérience et de son expertise sur le marché des séniors, Prévoir a lancé Label Vie pour accompagner ses clients dans la prévention contre la perte d’autonomie.

Pour le groupe Prévoir assurance, l’assureur ne doit plus seulement être un simple « payeur », mais aussi et surtout être un accompagnant. Pouvez-vous préciser ?
Aujourd’hui, ce qu’on appelle le 5e risque va bientôt devenir un risque standard. Jusqu’à présent nous faisions notre métier d’assureur en se limitant à verser une rente pour ceux qui avaient souscrit un contrat dépendance. Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas simplement financier. Il s’agit avant tout de bien vieillir. Pour cela, il faut se préparer et adopter des comportements adéquats. Nous souhaitons donc déplacer le risque pour faire en sorte que les assurés ne soient pas dépendants. Pour cela, nous avons mis en place une démarche positive de la gestion du risque qui passe par un transfert de compétence vers les personnes pour leur fournir les outils nécessaires à la prévention de la dépendance.
Nous avons ainsi mis en place des campagnes de sensibilisation et de prévention auprès de nos nouveaux clients. Il s’agit d’une démarche sur deux ans, avec un programme établit en partenariat avec Mondial Assistance. Concrètement, des infirmières appellent les assurés pour leur faire un bilan régulier par thème. Par exemple, les accidents cardiovasculaires avec l’hypertension artérielle. Elles réalisent un suivi de la personne tous les 4 mois. L’idée est de proposer aux assurés des comportements sur lesquels ils peuvent s’engager.

Quels sont les critères d’un bon contrat dé prévoyance ?
Il faut bien vérifier que le niveau de cotisation correspond à un niveau de rente suffisant. En effet, un placement en maison médicalisée peut coûter entre 2500 et 3000 euros par mois. Il faut ensuite faire attention à la revalorisation de la rente, qui doit évoluer en fonction de l’inflation. Enfin, il faut s’informer sur la règle qui encadre l’augmentation de la cotisation annuelle.

Propos recueillis par Laure Kepes
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